Les 25 ans de The Infamous avec Shook Ones Pt 2, le sample de Herbie Hancock, Westside Gunn, le jeune Slimka, le regretté Sean Price, DJ Lycox, Mala, Beyoncé….20 titres. 20 commentaires. Sit Back Relax.

  • Jessica Herbie Hancock, 80 printemps, est une légende vivante du jazz. Il a collaboré avec les plus grands comme Byrd, Miles Davis, Quincy Jones ou le regretté Manu Dibango. Cet immense musicien avec plus de 50 ans de carrière, compte plus de 35 albums a remporté un Oscar et plus d’une dizaine de Grammys. Pour moi, pardonnez mon ignorance, Herbie Hancock n’évoque que deux choses : son titre Rock It sorti dans les années 80 et les premières secondes de cette chanson (dédiée à sa fille) samplée par Kejuan Muchita alias Havoc. Oui, la boucle ralentie de Jessica est la fondation d’un des piliers du rap du Queens et de France.
  • Shook Ones Pt2 Petit flashback. En Belgique, au début des années 90 nous avions déjà MTV et donc l’émission Yo MTV Raps. La première fois que j’ai vu Mobb Deep c’était avec le clip Peer Pressure tiré de leur premier album Juvenile Hell. Je n’étais pas impressionné par le duo. A l’époque je les plaçais au même niveau que Da Youngsta’s, sans plus. Quand l’album et son single Shook Ones sont arrivés ? Une gifle. Tout a changé. Je voulais porter des Timbs et un blouson Avirex, je rappais par cœur (en yaourt) le couplet de Prodigy et je voulais absolument me rendre à Queensbridge.
  • The Roof « Every time I feel the need, I envision you caressing me » le refrain de Mariah est diamétralement opposé à celui de « Shook One’s » . C’est ça qui est beau.
  • So What The Fuss Finissons cette séquence « Shook One’s » avec du champagne : monsieur Stevie Wonder, le groupe En Vogue aux chœurs, Q-Tip (qui est le mentor de Havoc) et Mario Winans à la prod.
  • Bucktown L’essence de Brooklyn, New York des années 90. Le rap de Smif-N-Wessun (alias Tek et Steele) avec ses petites touches de patois jamaïcain et la musique des Beatminerz. Classique.
  • 327 C’est, selon moi, un des meilleurs titre du dernier projet de Westside Gunn Pray For Paris. D’abord la compo de 327 de Camoflauge Monk ( qui m’a fait directement pensé à du Beatminerz) est parfaite. Ensuite le refrain de Billie Essco (le cousin de Camoflauge Monk) avec son savoureux name dropping m’a eu. Même si les couplets de Westside Gunn et Joey Bada$$ (qui a vraiment bien évolué) sont bons c’est Tyler The Creator qui m’a le plus surpris. Il rappe bien et s’offre le luxe – sur un titre de Westside Gunn !- de répondre à l’arrière garde qui critique son homosexualité. Les temps changent. C’est pas beau ça ?
  • Hell’s Angel : L’excellent Thurzday a sorti il y a neuf ans l’album L.A. Riot. pour marquer « l’anniversaire » des émeutes de Los Angeles et le passage à tabac de Rodney King. L’album concept du rappeur d’Inglewood est selon moi passé trop inaperçu. Réécoutez ce refrain soyeux de BJ The Chicago Kid et regardez ICI le min-docu sur ce projet.
  • Savage Remix La délicate Megan Thee Stallion invite Beyoncé qui rappe (assez bien) sur son tube. On attend le clip. « Pour la culture » évidemment.
  • Gbakatti A Abidjan, en Côte D’Ivoire le « gbaka » est un minibus qui permet au « petit peuple » de se déplacer. Ainsi, dans beaucoup de capitales africaines, on retrouve ces cercueils sur roues. Andy S. une jeune rappeuse d’Abidjan crée le néologisme Gbaka et Bugatti pour ce nouveau titre entraînant. En bonus, grâce à son manager Alec Lomani elle est épaulée par le jeune MC de Caroline du Nord (et d’origine congolaise) Well$. Regardez le clip ICI
  • God Level Reazy Renegade (le beatmaker derrière le retour de K Camp) il y a quatre ans avait produit cette balle pour le brooklynite Manolo Rose.
  • Dead Or Alive Dans ce titre 100% « boom bap » (accompagné de sa femme au refrain) on retrouve tout ce que l’on aime chez « P ». Regardez le clip ICI Rest In Power Sean Price.
  • Ghetto : J’aime ce format d’ égotrip où le rappeur déconstruit son adversaire imaginaire. C’est parmi les nombreuses choses qui font le charme et la particularité du rap. Slimka un jeune suisse (de Genève) démarre son dernier projet Tunnel Vision Prelude avec ce titre. Tout n’est pas dans ce registre, mais il y a d’autres bons morceaux. A suivre…
  • Danse Pour Moi L’expression « sous-côté » est ces jours-ci galvaudé chez les amateurs de rap. Pour moi, s’il y a bien une personne à qui elle s’applique parfaitement c’est Mala. Membre fondateur du groupe Malekal Morte avec Issaka et Bram’s, présent sur le premier album du Beat 2 Boul, proche de Booba et son 9.2.I…Malgré ce pedigree impeccable il n’a jamais vraiment brillé. La faute à une personnalité entière, pas compatible avec les compromissions de l’industrie ? La faute aussi à une voix éraillée, des gimmicks, des inventions de mots, un propos brut de décoffrage et une direction artistique trop en avance ? Prenez ce titre sorti en 2009 : 100% autotune sur une prod de house ralentie par le génial Marc D’AnimalSons. Malgré la présence de Booba, difficile pour les frileuses radios françaises de le jouer. « Pas le temps pour les regrets », Mala continue d’avancer. Oh et repose en paix Brams.  
  • Push The Feeling On J’ai récemment appris que cette version que j’adore est un remix réalisé par Marc Kinchen un DJ américain. Ecoutez l’original ICI
  • Alors On Danse Bravo monsieur Paul Van Haver : en 2020 cette chanson tue toujours. 
  • Reflection Towkio vers 2015 appartenait à l’équipe en vogue de Chicago SaveMoney aux côtés de Joey Purp, Vic Mensa et surtout Chance The Rapper. Ce titre (produit par Kaytranada) raconte les errements d’une jeune fille cocaïnomane.
  • Uh Uh : J’ai découvert ce DJ portugais avec son incroyable remix de Bad & Boujee de Migos. DJ Lycox c’est l’énergie pure de la musique électronique avec des rythmiques kuduro, baile funk et batida. J’adore.
  • Ditch That 2007. Terius Youngdell Nash alias The Dream sort son premier album Love/Hate. Il y avait des gros singles dans ce projet mais ce titre ? FugghetAboutIt. (Oui, je ne me suis pas encore remis des Sopranos.)
  • Baltimore Nina Simone qui chante sur du reggae. Pas mal non ? Pour elle apparemment non. Elle détestait cette chanson et encore plus le reggae qu’elle trouvait « corny ». D’autres personnes n’aimaient pas cette chanson : les habitants de Baltimore. En effet, la version originale de Baltimore, plus mélancolique et avec le même texte sorti un an plus tôt en 1977, par l’auteur-compositeur Randy Newman avait déjà été mal accueillie.
  • Redemption Song « Emancipate yourselves from mental slavery. None but ourselves can free our minds! » L’évangile selon Robert Nesta Marley.

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