
Quand la tournée promo de Riri se transforme en une vaste blague !
Je suis un peu l’anti Hannibal – pas le grand militaire mais celui de l’Agence Tout Risques – je n’aime pas quand les plans se déroulent sans accrocs. Prenez par exemple le plan marketing de Rihanna pour le lancement de son septième album Unapologetic. Depuis le 14 novembre, la belle de la Barbade s’est lancée dans le 777 Tour. Le concept est simple : sept shows en sept jours dans sept pays ! Riri peut se le permettre : elle a quand même vendu 25 millions d’albums et 60 millions de singles. On ne vous parle pas des places de concerts, produits dérivés et merchandising… La chanteuse est accompagnée dans ce périple par 200 journalistes (dont aucun français : mais que fait l’ONU ?) représentant 82 pays. Oui, je le reconnais je suis jaloux ne pas en être. Lorsque ce samedi au Trianon j’ai croisé le célèbre journaliste hip-hop Elliott Wilson j’étais dégoûté. Moi aussi je voulais être dans le Boeing 777 spécialement affrété et siroter du champagne ou du cognac D’Usse avec Riri.
Sauf que depuis hier le champagne et D’Ussé ont tournés au vinaigre. Plusieurs journalistes ont pris d’assaut leurs comptes twitters et leurs blogs pour se plaindre des conditions infernales de ce trip. Le jet lag, les nuits sans sommeil, la nourriture infecte : ces « prisonniers » n’en peuvent plus. Jeff Rosenthal de Rolling Stone raconte ne pas avoir le temps dormir ou de profiter des villes dans lesquelles il transite. La journaliste Juliaenne Smolinski dans un post hilarant pour Pop Dust compare ce voyage promo à la prison d’ OZ ! D’autres se plaignent de voir continuellement le même show. Enfin, un journaliste australien lui a carrément craqué : il a couru nu dans l’avion ! Plus sérieusement depuis les premières photos où elle sablait le champagne avec eux, les journalistes n’ont plus vu une seule fois la chanteuse. Pas une photo. Pas une quote. Nada. Il se dit que certains journalistes crient « let us do our job » ou encore « Occuppy 777 » ! Enfin un petit malin a ouvert un compte parodique sur Twitter @rihannaplane. C’est la mutinerie sur Air Rihanna !
Bien sûr on ne demande pas de s’apitoyer sur le sort de ces journalistes privilégiés. D’ailleurs notez qu’ aucun d’eux n’a capitulé et demandé à rentrer chez lui. Ce qui est drôle et finalement assez jouissif c’est de voir ce joli plan de marketing se transformer en- n’ayons pas peur des mots- un joyeux bordel. Imaginez s’il y avait eu des journalistes français dans cette galère… Rassurez vous et n’envoyez pas encore des promesses de dons pour ces 200 otages : une petite coupe de champagne et un grand sourire de l’Amazone aux yeux clairs et ils seront de nouveaux conquis. En attendant rions un peu !
UPDATE : La tournée est finie et voici le verdict d’Elliott Wilson :
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